Communauté
Atout Cerveau
Angelus novus AntiFaust
mise en scène Sylvain Creuzevault
Les défis n’effraient pas Sylvain Creuzevault. Dans Notre terreur (en 2011 à la MC2), il nous entraînait autour d’une grande table où s’affrontaient jour et nuit les membres du Comité de salut public pendant la Révolution française. Avec Le Capital et son singe (en 2014 à la MC2), nous revivions d’autres épisodes révolutionnaires, dont le Paris de mai 1848. Dans les deux cas, sa manière d’aborder l’histoire, décapante, était jubilatoire !
Avec sa dernière création, Angelus Novus AntiFaust, le metteur en scène ne s’attaque pas à une réécriture du mythe de Faust. Mais à trois ! En suivant trois trames de vie. Celle de Kacim Nissim Yildirim, docteur en neurologie, né en Allemagne de l’Ouest dans les années 1970. Celle encore de Marguerite Martin, biologiste endocrinologue, née en France dans les mêmes années. Celle enfin de Theodor Zingg, compositeur et chef d’État, orphelin, né en même temps on ne sait où. Ils ont aujourd’hui entre 40 et 50 ans. Et c’est maintenant que l’action a lieu.
Dans le mythe, Faust passe avec le Diable un pacte qui lui permet de devenir tout ce qu’il n’est pas, de se surpasser. Aujourd’hui, au contraire, on nous somme d’être nous-mêmes. Ces slogans-là sont partout. Notre société serait-elle celle de la subordination, de l’AntiFaust ?
avec
Antoine Cegarra, Éric Charon, Pierre Devérines, Evelyne Didi, Lionel Dray, Servane Ducorps, Michèle Goddet, Arthur Igual, Frédéric Noaille, Amandine Pudlo, Alyzée Soudet
création musicale : Pierre-Yves Macé
régisseur général et son : Michaël Schaller
scénographie : Jean-Baptiste Bellon
peinture : Camille Courier de Méré
lumière : Nathalie Perrier
régie lumière et vidéo : Gaëtan Veber
masques : Loïc Nébréda
production : Le Singe
coproduction :
La Colline – théâtre national, Festival d’Automne à Paris, Théâtre national de Strasbourg, MC2: Grenoble, Théâtre Dijon-Bourgogne, Printemps des Comédiens, La Filature – scène nationale de Mulhouse, Le Quai – Nouveau Théâtre d’Angers, La Comédie de Valence
avec le soutien de la région Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du Réseau des villes